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30/04/2011

Le sexe fort ou les fonds de tiroir de Robert Poudérou.

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A une époque, quand j'allais mal, quand le blues envahissait ma vie, je calais sur le plateau de mon électrophone un disque d'Offenbach et avant que la face A ait fini de tourner, tout allait mieux.
Maintenant, je lis ou relis une pièce de Robert Poudérou et l'espoir renaît de ses cendres tel cet oiseau mythique car celui qui a écrit ces lignes a le don de faire rire avec élégance ...
Les gens qui vivent en couple, bien ou mal, ne peuvent généralement souffrir de voir quelqu'un de leur entourage rester seul. A fortiori s'il s'agit d'une femme laquelle en nos vieilles sociétés se doit d'être acccompagnée. Les coutumes ont la vie dure ...
Aux questionnements directs, aux simples allusions, suivent les manoeuvres destinées aux rencontres qui n'ont rien de fortuites. Les amis conspirent pour que l'isolée ne reste pas seule.Tout célibataire, toute femme mariée puis divorcée en a fait les frais ...
" Le sexe fort ou les fonds de tiroir " est une pièce-saloon où les personnages en permanence entrent et sortent sans que les portes claquent. Vaudeville réactualisé, étude de moeurs, ironie distanciée, l'auteur aime ses créatures avec bien sûr, une petite préférence pour le personnage féminin pivot autour duquel tous et toutes gravitent en une valse schnitzlérienne. Conjuguant sens de l'observation et tolérance, Robert Poudérou évoque certaines situations que le commun des mortels refuse tout simplement d'admettre sinon de voir ... le plus souvent parce que cela dérange le petit confort moral que d'aucuns se construisent. Qu'un homme soit attiré par un homme et une femme par une femme paraîtra toujours inadmissible aux trois quart d'entre nous. Peur de perdre pied, sans doute ? Peur de perdre ses repères, surtout. Mais ce n'est pas le coeur de la pièce dont Christine restera l'enjeu. Par amitié, l'auteur a bien voulu sortir pour moi ce texte d'un tiroir puisqu'à ma connaissance, il n'est pas encore édité. C'est donc un scoop que je vous livre ici, en attendant mieux, c'est à dire sa parution pure et simple, à moins qu'une mise en scène ne la précède, puisque c'est le destin naturel de tout ce qui s'écrit pour le théâtre ...
En attendant ce jour béni des dieux, voici un petit aperçu des répliques ping-pong de la pièce,

"- Vous êtes mariée ?
"- Divorcée.
"- Vous avez usé de votre mari combien de temps ?
"- Il a abusé de moi trop longtemps. "

C'est en quelque sorte du Guitry inversé. Mais il en est de plus profondes telle celle-ci,

" Je voudrais imitant en cela des centaines d'hommes et de femmes avant moi faire une oeuvre d'art avec le récit d'un échec. "

Cela dit, rassurez-vous, tout finit bien.

Simone Alexandre ©

13:47 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0)

28/04/2011

pensée du jour,

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Quand ne pas comprendre met au supplice, ...

- il faut se résoudre à croire, tout simplement.


14:36 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

27/04/2011

All that I love < Wszystko co kocham>

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2009 - 1h.35 - comédie dramatique polonaise de Jacek Borouch avec Mateusz Kosciukiewicz, Andrzej Chyra, Olga Frycz, Jakub Gierszal.

Il me semble que je n'avais pas très envie de commenter ce film mais du moment qu'il est vu, je vais me forcer ... Il est des périodes dans l'existence où les commentaires semblent inutiles, ne sont susceptibles que d'apporter un supplément d'emmerdes ... bref, où l'on devient superbement " à-quoi-bonniste " mais comme je ne suis pas là pour vous faire part de mes états d'âme, allons y gaiement !
Ce film à petit budget, réalisé avec visiblement les moyens du bord commence par nous dispenser des images que j'ai trouvées vaguement verdâtres un peu comme ces clichés que l'on réalisait avec des pellicules Agfa à une époque et qui avaient une nette dominante de bleus-verts alors que Kodak visait plutôt les tons ensoleillés. Simple impression qui n'engage que moi. Histoire d'une famille dans la Pologne encore timidement contestataire du début des années 80. Quelques jeunes ont monté un orchestre rock-punk : la hardiesse, bien sûr ! Et puis quelques ébats amoureux pour faire bonne mesure. Là, les images sont très belles et la lumière favorable. Banale histoire de dépucelage du jeune héros par une femme mariée de la cité où il vit et jalousie dévastratrice du mari qui se vengera bassement. Rien de particulièrement original. Le garçon timide va se transformer en séducteur de jeune fille laquelle devra le quitter pour suivre ses parents qui passent à l'ouest. Petits drames de la vie ordinaire par conséquent. Il paraît qu'un James Dean polonais est né ? ... Et bien on est ravis de l'apprendre ! A voir, à la rigueur ...

S. @

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17:29 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0)

26/04/2011

pensée du jour ...

 

" Nous sommes sur les genoux des dieux "

et Zeus fait le grand écart.

07:19 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)