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12/01/2011

Nos résistances de Romain Cogitore

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2010 - Durée : 1h.25

avec : François Civil (François, alias Racine) - Michel Vuillermoz (le lieutenant Lebel) - Tonio (Augustin Legrand) - Jules Sitruk (Peigne) - Jeanne Mettauer (Jeanne) - Ficelle (Jules Sadoughi) etc ...

 

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Il me semble que beaucoup d'entre nous, s'ils n'ont pas connu cette période de  guerre, se posent parfois des questions du style,

 
 -  " comment les choses se sont-elles réellement passées ? "

 
Ceux qui ont vécu l'horreur répugnent à en parler. Ils reste bien entendu les vantards, ceux qui a eux seuls ont fait tout le boulot mais qui ne dupent personne et ce de moins en moins puisqu'avec le temps qui passe, les témoins disparaissent. N'importe, j'ai eu envie de voir ce film afin d'en savoir un peu plus ou du moins, en l'espérant. Pas facile, comme thème ...
Ces jeunes gens avaient à peine 20 ans et avaient pris le maquis pas toujours par héroïsme mais pour échapper au travail obligatoire en Allemagne. Ce que tous ne savaient pas c'est qu'ils quittaient la plaine pour la montagne et ce, sans retour possible jusqu'à la libération. Or la plupart avaient laissé une famille derrière eux qu'ils ne devaient pas revoir avant longtemps, parfois des années. Que l'un d'eux redescende, qu'il soit pris, torturé, il finirait alors par dire où les autres se cachaient.
Risque impossible à prendre ! Une petite poignée de vétérans assuraient la liaison. François, 19 ans, un peu pour impressionner la fille qu'il convoitait partira remplacer le médecin qui est sollicité mais qui se planque ... Or le jeune homme n'a qu'un brevet de secouriste et croyant soigner une foulure va découvrir un blessé à la jambe qui risque la gangrène et l'amputation pure et simple. Il n'est pas médecin, encore moins chirurgien et n'a aucun matériel médical à disposition.
La scène de nettoyage de la blessure au moyen d'une demi-paire de ciseaux et d'une fourchette frisait le ridicule mais je vous avouerai que je n'avais nullement envie de rire et ai même fermé les yeux pour ne pas voir certains premiers plans.
Qui dit crainte de la mort, dit également pulsions sexuelles et sans les excuser on comprend mieux pourquoi même à notre époque, toutes les guerres comportent leur lot de viols. Bref, c'est une immersion dans l'horreur, loin de tout mythe romanesque qui nous est présentée ici. Très paradoxalement, nous étions assez nombreux pour assister à cette séance de 15 heures preuve que le problème de la guerre hante toujours les esprits et risque fort hélas, de n'être jamais résolu.

S. @

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16:48 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0)

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