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29/12/2010

Requiem pour l'Union Soviétique ou nous cherchions tous à être heureux.

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" Le bloc communiste vient de s'effondrer. La rumeur court, frémit et fait battre les coeurs : " Il paraît qu'en Europe, tout le monde vit dans une grande maison, avec quatre salles de bain ! "

A la recherche d'une vie meilleure, des ex-soviétiques partent pour l'Europe. A l'arrivée, les attend une sérieuse désillusion : la France, pays d'accueil, n'est prête à les recevoir qu'à condition de remplir (précisément) quelques " petites conditions "

Un spectacle qui illustre avec mordant la rencontre entre les immigrés et l'administration, séparés par les barrières linguistiques et culturelles. Tout le monde s'y retrouve et chacun en prend pour son grade. Une satire faisant défiler des personnages délurés et touchants en quête perpétuelle du bonheur. "

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Du 14 Janvier au 27 Février 2011

les vendredi, samedi à 21h.

dimanche à 18h.

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Théâtre des Artisans : 14 rue de Thionville 75019 PARIS.


Tél. 01 42 49 83 96

www.theatre-des-artisans.com

 

 

16:31 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0)

26/12/2010

Le libraire de Kaboul de Asne Seierstad

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Editeur : Jean-Claude LATTES

Le livre de poche n° 30078

 

Le traitement que les talibans faisaient subir aux femmes a servi de prétexte à l'engagement des français en Afghanistan; cette fausse raison fut un temps, mise en avant et en priorité avant même de mettre l'accent sur le terrorisme et les trafics de drogue. Je n'ai jamais fait mystère d'être depuis toujours et farouchement contre l'ingérence, persuadée que je suis, qu'il faut laisser aux peuples le soin de trouver leur rythme. La mondialisation veut tous nous contraindre à vivre de même sorte, décider de notre expansion ou même nous obliger à régresser. Là, je pense plus précisément au nivellement des cultures et des salaires  ...
Asne Seierstad est scandinave et à ce titre ne se permet pas de juger une ethnie dont les moeurs diffèrent radicalement de la sienne, elle se contente donc de témoigner et il convient de lui rendre hommage pour cela.
N'importe, pouvons nous comprendre ce qui se passe dans la tête d'une femme afghane, victime à nos yeux de l'éducation reçue et de l'esprit de clan qui règne en ces familles ? Une seule règle en vigueur là-bas, le patriarcat duquel - il faut bien le reconnaître - nos sociétés occidentales ne sont pas complètement libérées ! Qui peut avoir le front d'affirmer qu'homme et femme sont égaux en droits ce, même au pays des droits de l'homme. Enfin, ... ce qui fut avant que la régression ait lieu !
Une femme n'est libre que lorsqu'elle subvient seule à ses besoins. Peut-on déclarer que ce soit exactement le cas en ce qui concerne les femmes mariées ?
J'en doute tellement que je suis restée célibataire jusqu'à ce jour et n'entend pas que les choses changent en ce domaine.
Evidemment, la religion a en la matière une lourde responsabilité. Ici nous sommes monogames (du moins officiellement) et là-bas un homme peut avoir légalement plusieurs femmes. Cela dit, il est également censé pourvoir à leurs besoins matériels. Ici, nous divorçons et là-bas des familles aux multiples ramifications se créent. Autre lieux, autres moeurs.
Ce livre véhicule beaucoup de personnages et parfois on a tendance à s'y perdre un peu ... la fin est abrupte parce que précisément il n'y a pas de fin puisque cette forme de société perdure. Il y eut (à nos yeux) pour les afghans  un âge d'or dans les années 60-70 période durant laquelle les femmes circulaient librement à visage découvert et puis la guerre lancée par les soviétiques eut d'évidence pour conséquence le repliement sur les valeurs ancestrales. Il ne faut jamais parier sur l'évolution des peuples car ce qui est acquis un jour peut se défaire le lendemain. Gardons nous de juger à l'aune de notre comportement occidental puisque les valeurs varient d'un pays à l'autre et le nivellement s'effectue presque toujours par la base. Et puis de quel droit imposerions nous notre culture à un peuple qui a la sienne et ce, depuis longtemps ? Une évolution n'est valable que du dedans car lorsqu'elle vient de l'extérieur, c'est une contrainte mal vécue par ceux à qui elle est imposée et de ce fait, non pérenne.

11:08 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

24/12/2010

Joyeux Noël à tous !

 

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17:32 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0)

22/12/2010

Armadillo de Janus Metz

Documentaire danois (durée : 1h.40)

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Comme tout un chacun, j'ai tendance à nier ce qui me dérange tant que je n'ai pas les preuves sous les yeux. Ce n'est pas très objectif certes mais après tout, humain.
La guerre ... j'ai eu la chance de ne pas en vivre physiquement et consciemment une, ce qui me semble être la chose la plus effroyable qui soit. En revanche, depuis que je suis née, j'en ai toujours entendu parler. Guerre d'Algérie, Vietnam, Liban pour ne nommer que les principales ... et maintenant, l'Afghanistan. Ce pauvre peuple afghan qui depuis trop longtemps ne connaît que la misère la plus effroyable, celle créée par les conflits armés.

Après les soviétiques, les talibans et maintenant les américains et tous ceux qui les accompagnent. On a envie de crier : assez ! fichez leur la paix, ils ont tout comme les autres, le droit de vivre, non ?
Un tas de mauvaises raisons surviennent alors pour justifier l'injustifiable.

Dialogue,
Eux, - Mais ce sont des terroristes,
Moi, - pas tous, c'est impossible,
Eux, - ils vivent du trafic de l'opium,
Moi, - il n'ont que ce moyen à leur disposition pour survivre ...

Aucun argument ne tient et aucun ne peut tenir quand il s'agit de l'existence d'hommes, de femmes et d'enfants.

Le film nous présente quelques volontaires danois (comment peut-on être volontaire pour faire la guerre ? ...) l'un d'entre eux avait demandé le Kosovo et puis va finalement être envoyé en Afghanistan. Ils sont jeunes, beaux, super entraînés et quitteront ceux qu'ils aiment lesquels vont s'angoisser pour eux afin de prouver comme on disait jadis qu'ils sont des hommes qui aiment leur patrie. (J'imagine assez mal les afghans montant à l'assaut du Danemark pour l'envahir mais la logique militaire n'a rien à voir avec la logique civile.) Ils partent pour 6 mois. Six interminables mois pour ceux qui attendent leur retour en espérant qu'ils reviendront ! 
Les militaires sur place, s'ennuient quand ils n'ont rien à faire d'autant qu'ils se savent épiés par l'ennemi qu'ils ne voient jamais qui est peut-être là, parmi la population laquelle par prudence reste muette car c'est toujours sur elle que les coups tombent. Nous allons assister à quelques escarmouches, filmées pudiquement mais les commentaires eux ne nous épargnent rien de la triste réalité.
Quelques talibans tapis au fond d'un fossé seront fauchés à la grenade et achevés dans leur trou par des rafales à bout portant. C'est un exploit dont les soldats seront félicités mais attention ! pas question de se vanter de ce qu'ils ont fait par téléphone auprès de leur famille ! Or l'un d'eux va commettre l'imprudence ... Réprimande. Voilà tout l'illogisme de la guerre. L'inhumanité fait d'eux des héros alors qu'ils ne sont en fait que de vulgaires assassins. La preuve !
N'importe, quelques uns seront blessés, tués peut-être, les rescapés de l'aventure reviendront sous les félicitations et tenez-vous bien, ne rêveront plus que d'y retourner ! Quand on voit cela, on se dit que les guerres ne risquent pas de devenir un jour obsolètes.

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10:51 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0)