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30/11/2010

L'empire du milieu du sud (2010 - 1h.26)

Film français N. & B. et couleurs de Eric DEROO et Jacques PERRIN.

(Documentaire)

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Quand l'idée est elle venue à Jacques Perrin de réaliser ce film commencé il y a 10 ans ? ... Peut-être quand il foula le sol vietnamien au moment du tournage de la 317e Section (1965) il faudrait alors qu'il ait été hanté par ce projet un fort long temps. Il est vrai que certaines lames de fond restent souvent inexplicables. 
En tout cas, on est sidéré par la somme de recherches qu'il a dû effectuer pour mener ce projet à bien, au moyen d'images glanées aux quatre coins de la planète.
Il commente lui-même le film en voix off grâce à des extraits de textes empruntés à André Malraux, Marguerite Duras ou Claude Farrère, pour n'en citer que quelques uns.  Il faudrait certes visionner le film plusieurs fois afin d'être en mesure de vraiment l'appréhender tant le contenu est touffu, foisonnant d'images d'archives inédites.
Le résultat est celui d'un long poème à la gloire de ces anciens colonisés qu'une guerre mondiale aura finalement libérés mais pas tout de suite puisqu'il y eut en plus, la dévastatrice guerre du Vietnam.

La sortie du DVD est prévue pour mars 2011 aux Editions Montparnasse.
Gageons pour les raisons évoquées plus haut, que tous ceux qui sont allés voir le film en salle auront tout comme moi, envie de se le procurer afin de le revoir encore et encore ...

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14:29 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0)

28/11/2010

Expo : Eugène Leroy

jusqu'au 4 décembre de 12h. à 19h.  (sauf lundi et dimanche)

Galerie de France, 54 rue de la Verrerie 75004 PARIS

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Je me suis brusquement souvenue hier des raisons pour lesquelles j'avais laissé ce blog en jachère, il y a un an ... Très rapidement, je me suis rendue compte qu'un effarant commerce se cachait derrière cette activité. (Les expos) Le talent n'a rien à faire en cela. On expose quand on a du fric et les salles sont chères. Comment s'étonner alors de ce que l'on est amenés à voir ? ...

Fini, le mythe du peintre maudit ! Désormais, il faut que la peinture rapporte comme le reste.  L'expérience des Van Gogh et des Modigliani a été retenue. C'est désormais ici et maintenant ou pas du tout. J'ai par conséquent choisi la dernière alternative car le fric pollue tout ce qu'il touche.

Un livre vient de sortir qui a pour titre " Le Regard libéré d'Eugène Leroy " édité par ses marchands (bien sûr ...) J'ai donc porté mes pas jusqu'à La Galerie de France où là, en plein Marais, n'ai découvert que des tableaux boueux qui se ressemblaient tous. Jadis quand j'accompagnais mon père au Salon des Artistes Français je captais amusée les commentaires snobino-creux (pléonasme !) qui essaimaient ce genre de manifestation.

Afin de savoir si les pseudo-admirateurs sont sincères ou cherchent tout simplement à se faire valoir, posez leur donc la question qui consiste à leur demander s'ils imagineraient avoir ce tableau sous les yeux chez eux, chaque jour. S'ils se dérobent, vous aurez compris.

En fait, le plus beau tableau est celui dont on ne peut plus détacher son regard et qui laisse sans voix.
 
Tout le reste n'est que tricherie et vil profit. 

 

N.B. Superbe illustration de,
" tu m'as donné ta boue et j'en ai fait de l'or. " (c'était du moins le but)


11:58 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0)

25/11/2010

Tribulations d'une amoureuse sous Staline.

Film polonais de Borys Lankosz, avec Agata Buzek, Krystyna Janda, Anna Polony, Marcin Dorocinski, Adam Woronowicz, Bronislaw Wroclawski.

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En ce 25 novembre, fête de la Ste Catherine, l'héroïne du film aurait logiquement dû coiffer un horrible chapeau jaune et vert mais fort heureusement pour elle, ces moeurs ridicules n'étaient peut-être pas en vigueur en Pologne au début des années 50 ? ...
Le petit père des peuples régnait alors sur les pays de l'Est aidé en cela par une police qui tétanisait la population. Comme le territoire était en reconstruction, tout citoyen devait se débarrasser du peu d'or qu'il possédait. En dépit des risques encourus, certains eurent quelque peine à se défaire du métal précieux ... 
Sabine est ce que l'on nommait à l'époque " une vieille fille " elle vit dans un petit appartement en compagnie de sa mère et de sa grand-mère. Les deux femmes désespèrent de la voir un jour casée et organisent un défilé de prétendants.
Bien entendu, les tentatives échouent les unes après les autres. Or un soir, alors que Sabine rentre chez elle, deux hommes vont l'attaquer et seront mis en fuite par un passant. Ce nouveau Zorro n'aura aucune difficulté à être considéré comme celui qu'on attendait. Il est jeune, beau, athlétique, bref l'idéal ! Enfin ... apparemment. La mère compréhensive laissera les tourtereaux en tête-à-tête, ce qui se terminera de façon pour le moins cavalière sur la table du salon. Après cet épisode à la hussarde, l'homme va abattre ses cartes et notre amoureuse fera preuve ensuite d'un esprit de décision pour le moins surprenant.
Que faire du corps maintenant ? Il sera dissout à l'acide et là, Borys Lankosz ne s'embarrassera pas de nuances ... Bien entendu, un fils naîtra de cet épisode pour le moins sinistro-burlesque et en fin de film, la vieille dame qu'est devenue Sabine reverra celui qu'elle a tué sous les traits de celui qu'elle a mis au monde quelques dizaines d'années auparavant. L'humour pour le moins outrancier à notre esprit non slave nous laisse un peu interloqués puis on se dit que par son caractère atypique, le film valait quand même le déplacement.

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19:16 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0)

24/11/2010

Génitrix de François Mauriac de l'Académie Française.

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Le livre de poche n° 1283

Bernard Grasset : 1923 -

 

Dieu du Ciel et surtout de la terre ... gardez nous des mères abusives !

Et quand on sait qu'en 1973 GENETRIX fut l'objet d'une dramatique télévisuelle avec Maria Mériko dans le rôle de Félicité ... ce pauvre Fernand joué par Michel Auclair devait se faire dévorer tout cru.

Comme toujours chez Mauriac on se marre chaque fois que l'on se brûle ... c'est d'une noirceur incroyable, les phrases sont courtes et font mouche tandis que les descriptions parviennent à réussir l'exploit de ne pas être ennuyeuses.

Face à un tel texte, le lecteur transformé en voyeur pénètre dans l'univers clos d'une famille répondant à des codes aujourd'hui périmés et on finit par reconnaître que, - " et bien oui, cela se passait parfois, (souvent même) comme cela ! "

Alors on cherche dans ses souvenirs pour retrouver l'image d'un grand garçon d'une pâleur maladive, flanqué d'une mère omniprésente qui confisquait la parole en société, interdisant à son rejeton toute initiative. Preuve que de telles situations ont bien existé. Inutile de remonter aux années 20 pour cela puisque le fait était encore en pratique 30 ou 40 ans plus tard ... L'enfant aux oreilles ouvertes comme des écoutilles enregistrait alors les commentaires adultes subodorant un possible inceste. Jamais François Mauriac ne serait allé jusque là évidemment, le voile pudique de la religion lui interdisant ce genre de commentaire.

La façon violente avec laquelle il rejettera le jeune garçon qui aurait pu prendre la place de la mère défunte a valeur de quasi aveu ... Car nous ne lisons plus les ouvrages de la même façon maintenant. La psychanalyse envahit les esprits et il faudrait que les auteurs soient lisses comme des galets pour passer au travers, ce qui ne saurait être garant d'un quelconque intérêt.
Une fois de plus, l'ambiance est éprouvante mais a valeur de catharsis.

16:17 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)